Chez les Tiwi des îles Bathurst et Melville, les ornements de danse sont indissociables des pratiques cérémonielles. Portés sur le corps du danseur, ils participent à la mise en action du Temps du rêve, dimension fondamentale de la culture tiwi dans laquelle s’inscrivent les récits ancestraux, les lois sociales et les identités spirituelles.
Réalisés à partir de matériaux naturels tels que les plumes d’oiseaux, les fibres végétales, la cire d’abeille et les pigments d’ocre, ces ornements sont fabriqués selon des techniques transmises depuis des générations. Ils ne constituent pas un simple costume, mais transforment le corps en support rituel : par les marques et les parures, le danseur manifeste le rêve auquel il est lié.
Utilisé lors de grandes cérémonies, notamment celles célébrant la vie ou accompagnant les morts, l’ornement de danse tiwi participe à l’affirmation des liens entre les ancêtres, les vivants et le territoire. Il témoigne ainsi de la continuité culturelle et du rôle central du corps orné dans l’expression rituelle tiwi.
Les plumes noires et rouges, semblables à celles du cacatoès noir à queue rouge, sont précieuses pour les Tiwi, qui croient que cet oiseau guide les morts vers le paradis.