La série Ngara tire son nom d’un mot gadigal signifiant « voir, penser et ressentir ». Ce terme dépasse la simple description d’une action : il renvoie à une véritable philosophie de vie du peuple Gadigal. Il évoque l’idée de s’asseoir dans l’espace, de méditer sur la lenteur et sur la connaissance profonde nécessaires pour transformer un élément naturel en quelque chose d’utile à l’homme.
L’œuvre est remarquable, Konstantina y a utilisé des acryliques mates et brillantes, créant un effet de matière particulièrement riche et subtil. La matière, par ses jeux de lumière et ses reliefs, évoque des textures de perles ou de galuchat et suggère une végétation dense, composée de multiples strates du paysage. Ce langage visuel associe les motifs traditionnels de l’art aborigène à une dimension figurative incarnée par le feuillage.