Arts d'Australie - Stephane Jacob

ARTISTE DU MOIS
Avril 2012

ABIE LOY KEMARRE ou l’avenir d’Utopia

Proche parente des femmes artistes qui ont fait la renommée de l’école d’Utopia - Ada Bird Petyarre, Gloria Petyarre, Kathleen Petyarre et Emily Kngwarreye – et ayant comme elles l’Anmatyerr oriental comme langue maternelle, Abie Loy Kemarre, est née en 1972 dans cette communauté située, au cœur du désert australien, à 275 kms au nord-est d’Alice Springs.

Elle a commencé à peindre en 1994 sur les conseils de sa grand-mère, la célèbre Kathleen Petyarre, qui l’a guidée dans ses premiers travaux, inspirés des « rêves » dont elle est la gardienne rituelle : principalement celui de la « poule du bush » ( Bush Hen Dreaming), - en fait un volatile assez proche de la dinde et qui, comme beaucoup d’animaux en Australie, a une valeur totémique pour certains clans aborigènes - et celui de la « sensitive du bush » (Bush Leaf dreaming), une plante réputée pour ses propriétés médicinales.

Abie Loy a rapidement acquis une manière propre qui rend son travail tout à fait remarquable et explique certainement le nombre et le succès de ses expositions personnelles ou collectives en Australie tout d’abord depuis 1997 (Perth, Brisbane, Adélaïde, Melbourne ou Sydney) mais aussi aux USA (Miami en 2003), en Indonésie ou encore en Europe (Allemagne, Espagne, France) et, d’autre part, sa présence dans la plupart des collections privées et publiques australiennes ainsi que dans plusieurs collections publiques au niveau international notamment celles du Musée des Confluences à Lyon ou encore dans celles du très prestigieux Bridgestone Museum of Art de Tokyo (Ishibashi Foundation).

Remarquable par la maîtrise proprement extraordinaire du «dot painting», l’impression de respiration qui s’en dégage, le caractère hypnotique des motifs animés d’un mouvement à la fois centrifuge et centripète, l’œuvre d’Abie Loy montre le haut degré de conscience et de réussite esthétique auxquelles l’artiste est parvenue – preuve de la grande qualité de la peinture du désert actuelle et de son inventivité propre.

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Février 2012
GW Bot

Née au Pakistan de parents australiens, G.W. BOT a vécu dans de nombreux pays jusqu’à l’âge de vingt ans, suivant son père qui était militaire. Elle étudia l’art à Londres, Paris et en Australie.

Vivant et travaillant à Canberra depuis 1985, elle a développé un attachement très fort à son territoire devenu le thème principal de son œuvre. A la manière des Aborigènes d’Australie, elle s’est attribuée un totem, celui du Wombat, ce petit animal vivant dans les environs de Canberra, dont on retrouve les premières références dans la littérature française sous le nom de « Grand Wam Bot », dont elle a tiré son nom d’artiste : G.W. BOT.

Elle a élaboré une calligraphie personnelle où sa vision onirique du territoire australien et son extrême sensibilité se confondent.

Novembre 2011
Andrea Martin NUNGARRAYI

Andrea Martin Nungarrayi appartient à l’une des communautés artistiques du désert central australien les plus connues, celle de Yuendumu où, dans les années 1970, la peinture aborigène contemporaine est apparue en même temps qu’à Papunya.

Un temps, monopole des hommes de la communauté, la peinture devint progressivement une activité où les femmes eurent leur part, et qu’elles enrichirent de leurs propres visions du Temps du Rêve.

À l’égal des hommes, et dans les domaines spécifiques des rites de fertilité présidant aux naissances comme aux récoltes, les femmes étaient en effet responsables de légendes liées à l’histoire du clan ou de la tribu dont elles devaient assurer la pérennité par des cérémonies et des rites indispensables au bon fonctionnement de la communauté. Très inspirée de son substrat religieux, la peinture aborigène devait donc naturellement s’ouvrir également aux femmes qui allaient confier à la toile les histoires dont elles étaient les dépositaires. Andrea Martin Nungarrayi incarne au mieux la vitalité de la communauté de Yuendumu par sa capacité à créer un nouveau langage plastique tout en narrant les légendes millénaires de son peuple, les Warlpiri.

Septembre 2011
Dennis Nona (né en 1973)

Dennis Nona, originaire des îles du Détroit de Torres au nord de l’Australie, est reconnu comme l’un des acteurs les plus originaux et novateurs de la scène artistique contemporaine. Né sur l’île de Badu en 1973, il apprend dans son enfance l’art traditionnel de la sculpture sur bois. Tout en suivant un cursus universitaire en arts plastiques, il obtient, en 2007, le premier prix du très prestigieux Telstra National Aboriginal and Torres Strait Islander Art Award avec un gigantesque crocodile en bronze et nacre, ce qui lui vaut d’être le plus jeune artiste récompensé et le premier insulaire à obtenir cette distinction. En étant à nouveau primé en 2008, en 2010 et en 2011, il devient alors le seul artiste australien à avoir remporté quatre fois cette récompense.

Les gravures récentes de Dennis Nona sont principalement des eaux-fortes. Il n’a pas renoncé à la technique de la linogravure, mais celle de l’eau-forte lui permet de réaliser des images encore plus détaillées. Il joue avec les formes complexes des plaques de métal sur lesquelles il travaille, les détourant et les ajourant.

Le travail de Dennis Nona prend de plus en plus des proportions monumentales. Cela lui permet de traduire visuellement, par la sculpture en particulier, le détail de certaines légendes longues et complexes de son peuple. Après avoir réalisé une œuvre imposante pour l’Université de Science et Technologie du Roi Abdullah d’Arabie Saoudite, il travaille actuellement à l’élaboration d’un projet de sculpture monumentale, en bronze et nacre, de six mètres de haut sur huit mètres cinquante de long, envisagé pour le parvis du Musée des Confluences à Lyon.

Son talent et ses innovations constantes débouchent sur des œuvres dont la beauté n’a d’égale que la complexité. Les œuvres de Dennis Nona sont présentes dans les plus grands musées australiens tels le Museum of Contemporary Art (Sydney) ou la National Gallery of Australia, ainsi que dans d’importantes collections publiques internationales dont le British Museum (Londres), le Centre Culturel Tjibaou (Nouméa), le Musée d’Art & d’Histoire de Rochefort ou encore le Musée des Confluences à Lyon.

Une exposition des oeuvres de Dennis Nona - sculptures et gravures - a lieu jusqu'au 31 décembre 2011 au Musée d'Art et d'Histoire de Rochefort. Voir le site dédié à l'exposition.

Novembre/Décembre 2010
Les sculpteurs d'Aurukun

Aurukun est une communauté aborigène qui se trouve à la pointe nord de l’état du Queensland,
dans une région tropicale. Ses habitants s’appellent les Wik et sont devenus célèbres grâce au style unique de leurs sculptures.
Les oeuvres qui ont été collectées au début du xxème siècle avaient un caractère rituel et n’étaient pas destinées à la vente : on les laissait se désagréger en plein air après des cérémonies. Encore jusqu’au début des années quatre-vingt, les aînés disaient aux femmes et aux enfants que les sculptures n’étaient pas faites de la main de l’homme mais étaient de vrais êtres totémiques.
C’est à la même période que des oeuvres furent proposées sur le marché de l’art mais elles
n’étaient pas peintes afin de les défaire de leurs pouvoirs sacrés qui étaient réputés très dangereux pour les non-initiés. Peu à peu les Wik acceptèrent de livrer des oeuvres peintes, tout d’abord en en faisant donation au South Australian Museum qui les montra dans des expositions en Australie, mais aussi aux Etats-Unis et au Japon. Le vif intérêt que les oeuvres d’Aurukun suscita chez le public et la critique encouragea les Wik à produire des oeuvres pour le marché afin de faire reconnaître leur culture et subvenir à leurs besoins.
Les oeuvres qui vous sont présentées diffèrent des sculptures du début du XXème siècle qui étaient nettement plus brutes. L’apport de nouvelles techniques tels que le système des mortaises ont permis aux artistes de donner un caractère plus élaboré et plus abouti à leurs sculptures qui sont toujours réalisées dans un souci cultuel.
Septembre/Octobre 2010

Kathleen Petyarre (détail)

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Abie Loy Kemarre

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Kathleen Petyarre et Abie Loy Kemarre

Kathleen Petyarre occupe une place importante dans la peinture aborigène contemporaine : née au début des années 1940 elle appartient en effet à la génération qui a participé au développement de celle-ci, à Papunya, à Yuendumu, puis dans le reste du désert australien à partir de 1970. Elle-même est originaire du territoire Atnangker situé au Nord-est d'Alice Springs et c'est à la fin des années 1970 qu'avec un groupe de femmes d'Utopia elle apprit tout d'abord la technique du batik avant de confier à la toile les motifs secrets hérités du Temps du Rêve, tout en animant des mouvements de revendication territoriale alors en plein essor. Désormais reconnue comme une des plus grandes artistes aborigènes, Kathleen Petyarre a également reçu de nombreuses distinctions dont l'exceptionnel premier prix du « Telstra National Aboriginal et Torres Strait Islander Art Award » en 1996. On trouve ses œuvres dans les musées du monde entier, comme par exemple le musée d'art aborigène d'Utrecht, The Kelton Foundation aux Etats-Unis, le Seattle Art Museum, le Bridgestone Museum of Art de Tokyo, le Musée des Confluences à Lyon, le Musée du Quai Branly, ainsi que dans la Collection privée de la reine Elizabeth II d'Angleterre et bien entendu dans les plus grands musées australiens.

Abie Loy Kemarre est la petite fille de Kathleen Petyarre. Elle a commencé à peindre en 1994 sur les conseils de sa grand-mère qui l'a guidée dans ses premiers travaux, inspirés des
« rêves » dont elle est la gardienne rituelle : celui de la « poule du bush » ( Bush Hen Dreaming), - et qui, comme beaucoup d'animaux en Australie, a une valeur totémique pour certains clans aborigènes - et celui de la « sensitive du bush » (Bush Leaf dreaming) ou Mimosa Pudique. La délicatesse et l'extraordinaire finesse de ses œuvres associées à un sens hors du commun de ses compositions ont largement contribué à la reconnaissance de sa peinture. Abie Loy Kemarre est ainsi représentée dans la plupart des collections privées et publiques australiennes ainsi que dans celles du Musée des Confluences à Lyon ou encore dans le très prestigieux Bridgestone Museum of Art de Tokyo (Ishibashi Foundation) qui a acquit récemment une œuvre d'inspiration similaire à celle qui sera présentée dans le cadre du Parcours des Mondes.

Juin 2010

Auto Circus (grey)

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Dean Bowen (né en 1957)

Nous avons le plaisir de vous annoncer l'entrée dans les collections de la Fondation Colas d'une oeuvre de Dean Bowen, "Auto Circus" (grey). Créée au début des années 1990 à l'initiative d'Alain Dupont, Président-Directeur Général du groupe Colas de 1987 à 2007, la Fondation d'entreprise Colas a pour vocation de promouvoir les œuvres d'art dans les domaines de la peinture et de la musique. Chaque année, une quinzaine d'artistes de toute nationalité sont sélectionnés sur dossier et reçoivent commande d'une toile sur le thème de la route .

Dean BOWEN est né en 1957 en Australie, dans l'Etat du Victoria, à Maryborough. Il vit et travaille à Melbourne. Il a été lauréat de nombreux prix et ses œuvres (peintures, sculptures et gravures) sont présentes dans bon nombre de collections publiques et privées, tant en Australie que de par le monde. Il a aussi exposé au Japon, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Corée, à Taiwan, à Singapour, en Chine, en France et en Suisse. Son travail s'inspire de la vie quotidienne australienne qu'il met toujours en scène avec beaucoup d'humour.

Un de ses thèmes de prédilection est la route et le trafic routier. Voici ce que Dean Bowen dit de son oeuvre : « Mes peintures utilisent souvent la route comme une métaphore des expériences de la vie. Nos voyages sur la route sont souvent des voyages contemplatifs. Que ce soit sur une route encombrée en pleine ville ou sur une route de campagne, nos pensées bougent avec nous. L'aspect méditatif du voyage, que ce soit lors de longs déplacements ou de challenges ardus améliorent souvent notre spiritualité et ravivent notre imagination, nous revigorant ainsi. Nous regardons de façon méditative, captivés et fascinés par le défilé du paysage et de l'humanité. Le voyage joue le rôle de symbole, physique et psychologique, nous entraînant au-delà de nous-même, rappelant à nous la valeur de la vie. Mes peintures de routes urbaines sont souvent un commentaire humoristique sur la vie dans les villes surpeuplées, quelque chose que nous expérimentons tous un jour ou l'autre. »

Mars 2010
Exposition "Trilogie australienne : Dennis Nona, Abie Loy Kemarre, GW Bot"
Dennis Nona (né en 1973)

Dennis Nona est né en 1973 sur l’île de Badu, dans le Détroit de Torres, située entre la pointe Nord de l’Australie et la Nouvelle Guinée. Après avoir appris dans son enfance la sculpture traditionnelle sur bois, il suit des études d’art à l’Ecole des arts décoratifs de Cairns puis se spécialise dans l’estampe. D’emblée, la profonde originalité de son travail retient l’attention. Il choisit comme techniques de prédilection la linogravure et l’eau-forte car la texture du papier, les procédés de fabrication ainsi que les encres et pigments utilisés lui semblent apporter à l’univers qu’il évoque une force accrue. D’estampe en estampe se déroule ainsi un « film » dans lequel le spectateur entre facilement. Considéré comme l’un des meilleurs représentants de la gravure australienne, Dennis Nona a influencé d’autres artistes émergents de sa communauté. Ses oeuvres sont désormais présentes dans la plupart des grands musées australiens ainsi que dans les collections du Centre Culturel Tjibaou de Nouméa, du Musée des Confluences de Lyon, du Musée de Rochefort ou de la Tate Gallery de Londres.







Abie Loy (née en 1972)


Abie Loy est née en 1972 à Utopia, à 270 km au Nord-Est d'Alice Springs dans le Territoire du Nord. Elle appartient au clan Anmatyerre et parle l'Anmatyerre oriental comme langue maternelle, l'anglais étant sa deuxième langue.
Abie Loy habite à Iylenty (Mosquito Bore) - près d'Utopia - avec son mari, Terry Rumble, et toute sa famille : sa mère, Margareth Loy, ses frères et soeurs et sa grand-mère, la célèbre Kathleen Petyarre.
Abie Loy a commencé à peindre en 1994 sous la tutelle de sa grand-mère, Kathleen Petyarre. Abie Loy détient des droits sur le Rêve de la Pule du bush qu'elle remploie dans ses tableaux associé au sable des collines et aux motifs de peinture corporelle. A travers la puissance de ses oeuvres Abie Loy transmet au spectateur l'émotion et la force quelle tient de ses Rêves et de la culture de son pays.







GW Bot


Née au Pakistan de parents australiens, G.W. BOT a vécu dans de nombreux pays jusqu’à l’âge de vingt ans, suivant son père qui était militaire. Elle étudia l’art à Londres, Paris et en Australie.
Vivant et travaillant à Canberra depuis 1985, elle a développé un attachement très fort à son territoire devenu le thème principal de son œuvre. A la manière des Aborigènes d’Australie, elle s’est attribuée un totem, celui du Wombat, ce petit animal vivant dans les environs de Canberra, dont on retrouve les premières références dans la littérature  française sous le nom de « Grand Wam Bot », dont elle a tiré son nom d’artiste : G.W. BOT.
La technique de la linogravure, qu’elle a découverte à Londres, est restée son moyen d’expression favori. Elle a ainsi élaboré une calligraphie personnelle  où sa vision onirique du territoire et son extrême sensibilité se confondent.

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Février 2010
Ronnie TJAMPITJIMPA (né c.1940)

Ronnie Tjampitjimpa est un des grands noms de la peinture aborigène du désert. Originaire de Kintore, à l'Ouest de Papunya dans le désert central il peint depuis 1971, c'est-à-dire depuis les débuts de la peinture aborigène "contemporaine" : quand sous l'impulsion de Geoffrey Bardon, un professeur de dessin installé dans la région, des aborigènes ont commencé à reproduire sur le mur de leur école, puis sur des plaques de contreplaqué et enfin sur toile les peintures qu'ils réalisaient jusque là à des fins rituelles.

Ronnie Tjampitjimpa tire son inspiration des mythes liés aux Hommes-Tingari – grands-ancêtres du Temps du Rêve que les communautés Pintupi célèbrent de manière privilégiée : il s'agit, dit la légende, d'hommes qui parcouraient le territoire australien accompagnés de leurs femmes et de jeunes apprentis. Ils initiaient ceux-ci au fur et à mesure de leur périple. Les initiations avaient lieu dans des sites qu'ils créaient et qui existent toujours : c'est là que les aborigènes commémorent leur souvenir au cours de cérémonies où ils peignent sur le sol des motifs évoquant le Temps du Rêve. Le plus souvent – et c'est ici le cas – les œuvres inspirées par les ancêtres Tingari retracent de manière stylisée les chemins qu'ils ont jadis suivis dans le désert. D'inspiration très géométrique, ces "pistes" ont souvent l'apparence de labyrinthes plus ou moins complexes qui structurent les territoires claniques des communautés du désert central. Ils sont représentés comme vus du ciel, mais il n'y a pas de sens particulier de lecture à de telles toiles : ni droite, ni gauche, ni haut, ni bas.

Janvier 2010
Freddy TIMMS (né en 1944)

Originaire de la communauté de Warmun, Freddy Timms représente, sous forme de vue satellitaire, la géographie accidentée de son territoire ancestral autour de sites sacrés. Peintre Gidja, de renommé internationale, son œuvre se caractérise par l’utilisation d’aplats de couleurs qui donnent à ses toiles une dimension toute particulière. Issu de la même communauté que le regretté Rover Thomas, Freddy utilise les pigments naturels afin de représenter les couleurs de la région du Kimberley. Bien plus qu’une simple représentation cartographique chaque lieu qu'il évoque peut être un lieu sacré de célébrations encore utilisé de nos jours. On peut trouver les oeuvres de Freddy dans la collection du Musée d'Art Aborigène d'Utrecht, à la National Gallery of Australia (Canberra), à la National Gallery of Victoria (Melbourne), à la Art Gallery of New South Wales (Sydney), etc.

ARCHIVES
    Quelques références :
Musée du Quai Branly, Musée des Confluences à Lyon, Musée d'Art Contemporain les Abattoirs à Toulouse,
Musée de la Musique, Museum d'histoire naturelle de Lille, Musée d'Art et d'Histoire de Rochefort, Fondation Electricité de France,
Fondation Colas, Banque Dexia ...

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