Avril 2008 |
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Sam TJAMPITJIN (né vers 1930)
Comme d’autres représentants de la première génération des peintres de Balgo tel Sunfly Tjampitjin (1916-1996), Sam Tjampitjin pratique un art qui rappelle par son minimalisme graphique et la sobriété de sa palette le modèle de Papunya.
On sait en effet que cette communauté servit à l’origine de modèle aux futurs artistes de Balgo à la faveur des relations entretenues entre cette communauté fondatrice de l’art aborigène contemporain et certains initiés de Balgo.
Véritable « melting pot » clanique, Balgo a toujours rassemblé des Aborigènes de cultures mythiques plus ou moins différentes dont sa peinture porte témoignage. Il en est ainsi de cette œuvre vouée à la célébration des Hommes Tingari.
C’est surtout pour les Pintupi, que ces Grands Ancêtres ont une importance religieuse centrale. Au Temps du Rêve, ils parcouraient le désert en caravane avec leurs femmes et des apprentis qu’ils initiaient aux secrets de la création à chacune de leurs étapes.
Les histoires, les lois et les coutumes qui les concernent sont parmi les plus jalousement tenues secrètes et lorsqu’un initié accepte d’en évoquer certain aspects dans une œuvre, il le fait de la manière la plus abstraite et ne livre nulle indication que topographique sur ce qui l’a inspiré.
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Janvier / Février / Mars 2008 |
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Dorothy NAPANGARDI (née en 1956)
Dorothy NAPANGARDI est une artiste phare de la communauté de Yuendumu dont les oeuvres sont régulièrement exposées en Australie, aux Etats-Unis et en Europe. Considérée comme étant l'une des artistes majeures du mouvement de l'art aborigène contemporain, ses oeuvres sont très prisées dans le monde entier par les collectionneurs et les conservateurs. L'ensemble de son oeuvre lui a valu de multiples récompenses, notamment la première place du prestigieux "National Aboriginal and Torres Strait Islander Art Award" en Australie en 2001. On peut trouver les oeuvres de Dorothy à la National Gallery of Australia (Canberra), à la National Gallery of Victoria (Melbourne), à la Art Gallery of South Australia, etc.
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Décembre 2007 |
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Bill Whiskey TJAPALTJARRI (c.1920)
Originaire de Pirupa Akla (dans les Olgas), Bill Whiskey Tjapaltjjarri a longtemps mené une existence traditionnelle nomade traversant le désert central de sa région natale vers Haasts Bluff puis la communauté d’Areyonga.
C’est de cette vie errante que s’inspire sa peinture essentiellement vouée à l’évocation des sites où l’artiste à vécu et qu’il a parcouru : Pirupa Alka, Areyonga, Haasts Bluff mais aussi Amunturrungu.
Dans cette toile, c’est sa région natale qui l’inspire et il y met en scène une série de points d’eau situés dans les Olgas : ils sont symbolisés par les cinq cercles concentriques qui structurent l’espace de la toile.
Ceux-ci s’inscrivent dans un paysage vu du ciel et dont la manière est caractéristique des artistes du désert : cette sorte de « vision satellitaire » permet de représenter sur une surface relativement restreinte de très vastes territoires, sans qu’en même temps le respect d’aucune proportion « réaliste » ne s’impose.
Ainsi l’importance graphique des points d’eau témoigne-t-elle du rôle capital qu’ils jouent dans la survie des Aborigènes qui trouvent à y boire et de leur place dans l’imaginaire de l’artiste.
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Octobre / Novembre 2007 |
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Alick TIPOTI (né en 1975)
Insulaire du détroit de Torres, Alick Tipoti est guidé par les pratiques culturelles traditionnelles de son peuple. Il croit en ces Zugubal dont ses ancêtres parlent depuis des années. Il considère que sa responsabilité est de mettre en image les histoires, les généalogies, les chants et les autres aspects de sa culture afin que celle-ci reste accessible et que les générations futures puissent la découvrir, la comprendre et la pratiquer.
Alick parle la langue indigène, le Kala Lagaw Ya de la nation Maluilgal de Zenadh Kes. Il voit dans le langage l’ingrédient vital qui unit aujourd’hui toutes les cultures du monde.
« Sans sa langue, on devient un étranger, on se perd dans la culture des autres. Un de mes mots préférés en anglais est analyse. Dans ma langue, on appelle ça Ses Tham, ou Thapul. Les chants et les danses sont des formes d’art qui émanent de ce noyau central qu’est le langage. Tout ce qu’on fait, traditionnellement ou culturellement, dérive d’un langage. Quand on connaît la langue, on connaît sa culture ».
Alick a étudié la généalogie de Zenadh Kes. Selon lui, celui qui adopte une pratique culturelle doit connaître ses racines et son identité car cela l’aidera à choisir sa voie dans la vie.
Il a reçu le nom traditionnel de ZUGUB qui lui permet d’entrer en contact avec les esprits de ses ancêtres, les ZUGUBAL. Grâce à ce lien privilégié, il peut traduire les paroles des ces ancêtres à travers toute la délicatesse et la complexité de ses linogravures.
« Quand je travaille la nuit pour former des motifs traditionnels, je perçois la présence des esprits. Alors je les salue à haute voix, je les remercie pour leur aide car ils me guident pour visualiser les paroles qu’ils m’ont données. Je me rappelle très bien un incident qui m’est arrivé un soir : ils m’ont inspiré pour redessiner et modifier l’interprétation d’un bloc que je m’apprêtais à tailler. C’est une occasion parmi tant d’autres où je suis entré en contact avec les Zugubal qui me conseillent pour mieux suivre nos traditions culturelles. Dans ma vie j’en suis arrivé à un niveau de compréhension où j’adresse des prières aux Zugubal de ma culture ».
L’artiste est titulaire d’un Advance Diploma of Arts délivré par le TAFE College de Thursday Island et d’un Batchelor of Visual Arts obtenu à l’Australian National University de Canberra.
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Août / Septembre 2007 |
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Lily Mindindil KARADADA (née en 1937)
Originaire du Kimberley (Nord-ouest de l'Australie), Lily Karadada s’inspire des peintures pariétales de cette région pour mettre en scène sur toile ou écorce une des figures mythiques les plus caractéristiques de celle-ci : les Wandjinas.
A l'origine, il s’agissait vraisemblablement d’esprits des morts : leur visage sans bouche évoquait des crânes dépourvus de mâchoire inférieure – comme en recelaient d’ailleurs certaines grottes décorées de telles représentations. Cette apparence les fit ensuite assimiler aux « Esprits-Hiboux » à qui ces êtres ressemblaient par leur tête ronde auréolée de plumes, leurs grands yeux et leur nez qu'on pouvait prendre pour un bec. Ils eurent désormais partie liée avec ces divinités des airs qui apportaient tantôt la pluie bienfaisante, tantôt déchaînaient les tempêtes.
Pour représenter les Wandjina, l’artiste choisit généralement le support traditionnel d'une écorce d'eucalyptus : sa courbure rappelle en effet la paroi des grottes où les premiers habitants du Kimberley dessinèrent des Wandjinas il y a des dizaines de milliers d'années. Par là s'explique aussi le recours à des pigments naturels (kaolin, ocres, charbon), matériaux des origines de l’art aborigène. L’inspiration religieuse de ses oeuvre est enfin soulignée par la présence d’objets rituels ainsi que d'une bande parsemée de points qui entoure ses compositions et les sacralise.
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Juin / Juillet 2007 |
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Dorothy NAPANGARDI (née en 1956)
Dorothy NAPANGARDI est une artiste de la communauté de Yuendumu dont les oeuvres sont régulièrement exposées en Australie, aux Etats-Unis et en Europe. Considérée comme étant l'une des artistes majeures du mouvement de l'art aborigène contemporain, ses oeuvres sont très prisées dans le monde entier par les collectionneurs et les conservateurs. L'ensemble de son oeuvre lui a value de multiples récompenses, notamment la première place du prestigieux "National Aboriginal and Torres Strait Islander Art Award" en Australie en 2001.
On peut trouver les oeuvres de Dorothy à la National Gallery of Australia (Canberra), à la National Gallery of Victoria (Melbourne), à la Art Gallery of South Australia, etc.
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Mars / Avril / Mai 2007 |
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Emily Kame KNGWARREYE (1916-1996)
Personnage important du cérémonial féminin, Emily Kame KNGWARREYE est aussi regardée comme une des artistes les plus éminentes d'Utopia. Elle fut parmi les fondatrices du Groupe de production du batik et elle a commencé à peindre sur la toile à plus de soixante-dix ans. Son oeuvre témoigne d'une vie entière passée à créer des images. Le dessin de ses batiks se présente habituellement comme un enchevêtrement de lignes organiques couvrant toute la surface de la pièce de soie. Dans ses toiles, elle utilise ces mêmes courbes comme un arrière-plan sur lequel elle accumule de simples couches de couleur au pointillé. Leurs thèmes s'inspirent des awelye (dessins et cérémonies réservés exclusivement aux femmes) associés aux plantes, aux graines et aux motifs peints sur la peau.
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Janvier / Février 2007 |
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G.W. BOT
G. W. BOT est née en 1954 à Quetta au Pakistan de parents australiens. Son père était militaire et elle a passé ses vingt premières années étudiant l'art à Londres, à Paris et en Australie. En 1982 elle a obtenu un diplôme de l'Australian National University à Canberra et a consacré depuis tout son temps à l'art. Là où elle habite les wombats sont très répandus et sont devenus son animal totem. C'est de leur nom que dérive son nom d'artiste "le grand Wam Bot" (G. W. BOT).
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Novembre / Décembre 2006 |
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Christopher CROFT
Artiste australien, Christopher Croft est né en 1947 à Melbourne.
Son œuvre mêle dans la tradition héritée des surréalistes – on pense à Magritte - inspiration pittoresque et fantaisie.
Elle se présente à la fois comme une satire humoristique de la vie quotidienne australienne – cf. la célèbre série des golfeurs ; une mise en scène des étranges rapports entre l’homme et les objets qui l’entourent ; une réflexion sur les conditions mêmes de son art : traitement de l’espace – intérieur, extérieur -, jeux sur les sujets et les formes de la tradition picturale occidentale (portraits subvertis, triptyques), statut actuel de l’œuvre d’art.
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Septembre / Octobre 2006 |
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ABIE LOY KEMARRE ou l’avenir d’Utopia
Proche parente des femmes artistes qui ont fait la renommée de l’école d’Utopia - Ada Bird Petyarre, Gloria Petyarre, Kathleen Petyarre et Emily Kame Kngwarreye -, Abie Loy Kemarre est née en 1972 (ou 1974) au cœur du désert australien dont elle propose depuis 1994 les superbes évocations colorées. Cette salle en présente une sélection.
Comme on le sait, Utopia fut d’abord une coopérative de batik dont les animatrices décidèrent dans les années 1970 de reproduire sur toile les motifs traditionnels qu’elles réalisaient déjà pour leur travail d’impression sur soie et c’est par ces femmes qu’Abie Loy fut initiée à la peinture – et aux secrets des rêves nourrissant cette peinture.
De l’art aborigène contemporain, les occidentaux perçoivent en effet avant tout les effets esthétiques et l’œuvre d’Abie Loy témoigne bien de toutes ces qualités qui font une grande artiste : force de la composition, maîtrise des formes, sûreté du dessin à main levée, qualité des couleurs, subtilité de leur application sur la toile.
Mais pour des artistes comme Abie Loy, cette perfection doit tout à son substrat religieux de célébration : de la terre australienne, de ceux qui l’ont créée, des exploits dont ils ont laissé le souvenir aux êtres humains - charge à eux de les commémorer dans des cérémonies où la danse, le chant, la peinture (initialement sur sol), se conjuguent en un hymne total.
Ici, peindre est donc autant un acte de foi que la recherche de la qualité plastique la plus grande car le beau et l’utile (ou l’efficace religieux) sont les deux faces d’un même acte qui fait exister l’objet, le site ou les êtres représentés, pour qu’ils témoignent de l’éternel présent de ce mouvement de création qu’on a appelé le Dreamtime – ou Temps du Rêve.
voir les oeuvres d'Abie Loy qui seront exposées dans le cadre de Kaos-Parcours des Mondes
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Mai 2006 |
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Ann THOMSON
La peinture d’Ann Thomson provient de son subconscient mis en relation avec un lieu ou une image. Sa fascination se tourne vers les éléments qui pendent et son obsession artistique est celle de la réalité sous la surface. Sa calligraphie nerveuse n’est pas sans évoquer celle des peintures rupestres des aborigènes du nord de l’Australie. Très tôt, Ann Thomson commence à s’intéresser aux turbulences de l’eau et de tous les objets s’y rapportant; elle travaille également sur les mouvements invisibles des masses d’air et de leurs effets. Ses toiles sont alors remplies de machines volantes, de voiles, et de moulins à vent. Cette obsession est fortement présente dans ses sculptures et ses mobiles qu’elle développera en parallèle à sa peinture.
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Février 2006 |
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Dean BOWEN
Dean BOWEN vit et travaille à Melbourne. Il a été lauréat de nombreux prix et ses œuvres sont présentes dans bon nombre de collections publiques et privées, tant en Australie que de par le monde. Il a aussi exposé au Japon, en Grande-Bretagne, en France et en Suisse. Son travail s'inspire de la vie quotidienne australienne qu'il met toujours en scène avec beaucoup d'humour.
voir + d'oeuvres de Dean BOWEN
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Janvier 2006 |
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Roy WIGGAN
Haut dignitaire de la communauté des Bardi, Roy WIGGAN est le seul membre de sa communauté à représenter des ilmas.... (voir + d'oeuvres de Roy WIGGAN)
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Décembre 2005 |
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Elizabeth Marks NAKAMARRA
Originaire de Papunya au cœur du désert australien, Elizabeth Marks Nakamarra appartient à "La" communauté où la peinture aborigène est née en 1970 sous l'influence de l'instituteur anglo-saxon Geoffrey Bardon. D'abord affaire d'hommes, la peinture fut rapidement aussi pratiquée par des femmes à l'exemple de ce qui se faisait à Utopia où existait déjà une production de batik, monopole des femmes de la communauté...
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