Arts d'Australie - Stephane Jacob, art aborigene
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OEUVRES D'ART AUSTRALIEN ABORIGENE OU OCCIDENTAL

Dennis NONA_Zurathau Dhogai_DĂ©troit de Torres
N° : SDDN21

Artiste : Dennis NONA

Titre : Zurathau Dhogai

Art : Aborigène

Communauté : Ile de Badu

Dimensions : L : 40 x H : 80 cm

Date de création : 2008

Technique : Deux planches de skateboard gravĂ©es au laser
Fourchette de prix : EpuisĂ© / Sold Out


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ed./10Cette légende est originaire de l’île de Badu, dans le Détroit de Torres. Il existe au large de Badu deux îles appelées Zurath et Math. Sur Zurath vivait une Dogai (sorcière) et sur Math Island il y avait des habitants. Un beau jour, Gabu Kai Kai, habitant de Math, partit en canoë vers Zurath. Lorsqu’il y arriva, il vit un arbre immense couverts de fruits (haubau) mûrs. Le lendemain, de bonne heure, il décida de retourner à Zurath pour cueillir d’autres fruits haubau. Alors qu’il escaladait l’arbre avec son panier, il entendit tout à coup des pas et vit que c’était la Dogai. La Dogai chercha des yeux les fruits, mais ne vit que des empreintes sur le sable. Gabu Kai Kai entendit la Dogai dire: « Qui a volé mon haubau? ». Il resta silencieux parmi les branches. La dogai leva les yeux et finit par le repérer, avec son panier plein de haubau-al. Alors la Dogai dit à Bau Kai Kai: « Que fais-tu avec mon haubau? Pour me payer, tu dois me lancer un haubau ». La Dogai fit un pas, mangea le fruit, puis dit: « J’en veux un autre ». Gabu Kai Kai en lança un deuxième. La Dogai fit deux pas et mangea le haubau. Elle en voulut un autre, puis encore un autre, et ainsi de suite jusqu’au moment où il lança le dernier fruit aussi loin que possible. La Dogai dut courir pour aller le chercher. Pendant ce temps, Gabu Kai Kai sauta bien vite en bas de l’arbre, fonça jusqu’à son canoë et se hâta de regagner Math. La Dogai le poursuivit à la nage, mais elle n’était pas assez rapide, et dut regagner Zurath. De retour chez lui, Gabu Kai Kai parla de la Dogai à son peuple. Tous décidèrent de la tuer et ils partirent le lendemain pour Zurath. Cet après-midi-là, ils préparèrent tous leurs armes pour le lendemain matin. Le lendemain, de bonne heure, ils se mirent à ramer furieusement à bord de leurs canoës. En arrivant à Zurath, ils se dirigèrent vers les grandes grottes, dans l’une desquelles ils trouvèrent la Dogai endormie. L’un des guerriers lui lança sa lance, qui se planta dans son bras gauche. Elle bondit et sortit de la grotte en courant. Ils la pourchassèrent et elle tenta de s’enterrer dans le sol mais la terre était trop dure. Elle décida de courir jusqu’à la plage, où le sable était meuble, et elle s’y enterra. Ils la débusquèrent très vite et lui tranchèrent le bras droit et les seins. Gabu Kai Kai et les guerriers repartirent pour Math, ravis de leur exploit. Les anciens leur dirent de jeter à la mer le bras et les seins, mais le jeune répondit : « Non, nous les attacherons à l’arbre et nous nous entraînerons tout l’après-midi à y lancer nos lances ». Cet après-midi-là, un des garçons emporta les seins à la mer, mais laissa le bras sur l’arbre. Le soir, pendant que tout le monde dormait, la Dogai vint rechercher son bras et ses seins. En fouillant parmi les arbres, elle chantait sans cesse : « Viens, mon bras », et elle finit par le trouver. Elle l’arracha de l’arbre et le remit à son épaule. Le vacarme que produisit cette opération réveilla les villageois, mais elle ne put retrouver ses seins et repartit à la nage vers Zurath. Le lendemain, un vieillard demanda au garçon s’il avait jeté le bras gauche dans la mer. « Non, seulement les seins ». L’ancien conclut: « Voilà pourquoi il y a eu ce grand bruit la nuit dernière. La Dogai est venue reprendre son bras ». Aujourd’hui, ses seins sont devenus un rocher entre les îles de Zurath et de Math. L’image découpée au laser sur le skateboard est une reproduction de la linogravure originale de l’artiste.Stéphane Jacob dirige la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob. Expert en Art Aborigène (C.N.E.S.), co-auteur du catalogue des peintures aborigènes des collections du musée des Confluences de Lyon et de l'ouvrage "La peinture aborigène" aux nouvelles Editions Scala. Il est signataire de la charte d’éthique australienne Indigenous Art Code, il s’attache depuis 1996 à faire connaître l’art et les artistes australiens aborigènes contemporains d’Australie.
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  Quelques références :
Musée du Quai Branly, Musée des Confluences à Lyon, Musée d'Art Contemporain les Abattoirs à Toulouse,
Musée de la Musique, Museum d'histoire naturelle de Lille, Musée d'Art et d'Histoire de Rochefort, Musée des Arts d’Afrique et d’Asie de Vichy, Fondation Burkhardt-Felder - Musée La Grange à Môtiers en Suisse, Fondation Electricité de France, Fondation Colas, Banque Dexia ...

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