Technique : Eau-forte
Fourchette de prix : 500 < 1500 euros
ed./45
Cette estampe de l'artiste aborigène Dennis Nona représente les motifs de scarification qui ont été en usage jusque vers la fin des années 1800. Ces motifs permettaient d’identifier le clan auquel appartenait celui ou celle qui les portait. C’est le motif du clan de la Raie Piquante (Tupmul), un des cinq clans de l’île de Badu, que l’on voit ici. Ce motif de scarification était appelée Gaima. On le retrouvait sur l’épaule et le torse des hommes, et sur le bas du dos des femmes. Il était inscrit à l’âge de l’initiation.
L’incision sur la peau était pratiquée avec un couteau fait à partir de l'écorce très fine d’un bambou, qui coupait comme un rasoir. C’était un processus long et douloureux. Les coupures étaient recouvertes de boue ramassée aux pieds des palétuviers afin de soigner les plaies. La guérison était favorisée par l’utilisation de noix de coco et d’autres plantes médicinales qui permettaient également d’apaiser la douleur.
L’artiste a utilisé la technique de la gravure au sucre pour cette estampe car elle imite plus fidèlement les marques faites sur les corps.
Stéphane Jacob dirige la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob. Expert en Art Aborigène (C.N.E.S.), co-auteur du catalogue des peintures aborigènes des collections du musée des Confluences de Lyon et de l'ouvrage "La peinture aborigène" aux nouvelles Editions Scala. Il est signataire de la charte d’éthique australienne Indigenous Art Code, il s’attache depuis 1996 à faire connaître l’art et les artistes australiens aborigènes contemporains d’Australie.
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Quelques références :
Musée du Quai Branly, Musée des Confluences à Lyon, Musée d'Art Contemporain les Abattoirs à Toulouse,
Musée de la Musique, Museum d'histoire naturelle de Lille, Musée d'Art et d'Histoire de Rochefort, Fondation Electricité de France,
Fondation Colas, Banque Dexia ...