Gaigai Pakai 2007
Sculpture, bronze , éd.12, 67 x 22 x 157 cm, 2007
L’artiste se rappelle l’époque où, enfant, il parcourait la plage avec ses amis, chassant les poissons et les seiches avec leurs lances en bambou.
Au petit matin, à marée montante (Arapka), ils observaient, dans le lagon, des queues de poisson surgissant de l’eau. C’étaient les carangues qui
se nourrissaient de vers et de cosses d’algues nommées Nara. Leurs queues suivaient le courant et, vues de loin, elles ressemblaient aux voiles
d’une embarcation.
Dans cette sculpture, l’artiste a représenté les queues en les rattachant à un Baiyag, ou aiguille de mer, long poisson effilé nageant à la surface de
l’eau, symbolisant ainsi les embarcations et leurs voiles.
Les formes situées sous le ventre de cette aiguille de mer représentent les algues et les vers dont se nourrissent les carangues.
Les motifs figurant de part et d’autre du corps du Baiyag évoquent différents courants qu’on connaît dans le lagon. Du côté droit, ce sont
les Kulis, les courants forts de la marée montante, grâce auxquels les carangues se nourrissent. Du côté gauche, ce sont les Gutath, courants
faibles de la marée descendante.
Sur les queues sont représentés les yeux des carangues, parce que ce sont des poissons extrêmement sensibles qui ont peur dès qu’ils sentent
qu’on s’approche d’eux. Harponner des carangues est très difficile. Il faut lancer l’instrument en arc de cercle, de loin, pour ne pas les effrayer.
Il existe des chansons insulaires traditionnelles qui évoquent la queue en forme de voile des carangues.
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Gaigai Pakai 2007
Sculpture, bronze , ed.12, 67 x 22 x 157 cm, 2007
The artist recalls as a young boy walking along the beach with his friends hunting for fish and squid with their bamboo spears.
Early mornings, on the incoming tide (Arapka) they would observe, out in the lagoon, fish tails sticking out of the water. These belonged to the trevally who were feeding on worms and sea grass pods called Nara. Their tails moved along with the tide, which, when seen from a distance, the artist likened to the sails of a canoe.
In the sculpture the artist has depicted the tails connected to a Long Tom (Baiyag), a surface dwelling fish, which he has used to represent the canoes and their sails.
The shapes beneath the belly of the Long Tom represent the seed pods and worms on which the trevally feed.
There are different markings on each side of the body of the Long Tom which represent the different currents experienced in the lagoon. The ones on the right hand side represent the Kulis or strong current of the incoming tide on which the trevally feed. The markings on the left hand side represent the Gutath or weak current of the outgoing tide.
The eyes of the trevally are shown on their tails. The reason for this is because they are an extremely sensitive fish that will scare if they detect they are being approached. Spearing trevally is extremely skilful. The spear must be thrown in an arc from a distance, which is necessary in order not to frighten the fish.
There are traditional island songs that celebrate the sailing tails of the trevally. |